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Coups de coeur, Portraits

Karline, femme audacieuse et inspirante.

07/03/2019

En cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes, j’ai souhaité interroger une femme inspirante, aujourd’hui incontournable dans son secteur, qui travaille sur des événements autour de l’épanouissement des femmes au quotidien. Je suis honorée qu’elle ait accepté de répondre à ces quelques questions et j’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi lorsque vous lirez ses mots ! Merci Karline !

Karline, qui es-tu?

Je suis jeune femme de 37 ans, maman depuis 9 ans (ma plus belle réalisation), chef d’entreprise depuis bientôt 3 ans et dans la Com’ et l’évènementiel depuis plus de 16 ans ! On me surnomme « wonderkikine », pour faire référence à une pile électrique qui ne s’arrête jamais (rires !) perchée sur ses talons ! 

A 5 ans, je voulais être chanteuse mais avec ma voix rauque qui n’a clairement aucun talent en la matière, j’ai vite évacué cette piste. A 10 ans, je voulais être hôtesse de l’air mais ma peur bleue de l’avion m’a fait réviser ma copie. A l’époque, je ne comprenais pas comment des centaines de personnes pouvaient flotter dans les airs grâce à une structure aussi lourde et avec de si petites ailes ! A 17 ans, je me voyais déjà en blouse blanche dans les laboratoires à travailler pour la recherche médicale et éradiquer toutes de formes de maladies de cette planète d’où mes études à la faculté de médecine de Bobigny… Puis comme Obélix dans la marmite de potion magique, je suis tombée dans le tourbillon de l’évènementiel et de la com’… Et cela fait maintenant plus de 16 ans que cela dure ! 

Tu as créé ton agence Kfée’in en 2016. Peux-tu nous la présenter, et peux-tu nous dire pourquoi tu l’as créée? Ce qui t’a motivée à te lancer dans cette aventure ?

… (soupirs) ! Bientôt 3 ans et je me regarde encore parfois dans le miroir et je me dis « Tu l’as fait kikine ! You did it my girl ! ». Je suis surtout fière d’avoir réussi à gérer mes peurs et de m’être donnée les moyens de mes ambitions.

Je me rappelle avoir beaucoup douté, c’était une décision très difficile à prendre. C’est là que l’expression « sortir de sa zone de confort » prend tout son sens. J’ai eu une expérience très enrichissante qui a duré un peu plus de 13 ans dans mon ancienne boîte où j’avais en charge le département communication – événementiel de l’entreprise.

Il arrive simplement un moment où l’on aspire à autre chose, on change de regard, on souhaite suivre et développer sa propre vision. Ce moment où il est grand temps de croire en soi… C’est ainsi que l’agence de communication et évènementiel Kfée’in a vu le jour. Elle est spécialisée dans l’organisation d’événements, le conseil en communication et les relations presse.

Tu as créé et tu gères plusieurs événements aujourd’hui incontournables : la Ladies Break et le Salon Entr’Elles notamment, comment fais-tu pour jongler entre tes événements, tes clients et ta vie personnelle? 

Je mets ma cape de Wonderkikine et tout se passe très bien ! Blague à part, je ne vais pas être très originale mais c’est une question d’organisation. Mon expérience me permet d’aller beaucoup plus vite, d’être bien plus productive qu’à mes débuts. Je suis plus attentive pour être plus efficace par la suite. Ce que j’apprécie énormément avec le fait d’être à mon compte, c’est que j’aménage ma vie comme bon me semble, donc j’arrive à trouver du temps pour moi et les miens. Je m’épanouis dans mon travail mais mon socle c’est ma famille et tout particulièrement ma petite fée, Kelyss. Tout est complémentaire, tous les maillons de la chaîne sont importants.

On se doute que cela ne doit pas être facile tous les jours d’être femme et chef d’entreprise, pourtant on te voit souvent souriante, comment fais-tu ?

Quoi de plus beau qu’un sourire, que ce soit sur une femme ou un homme !  Je parle souvent de la « puissance » du sourire, c’est parfois même une arme dans certaines situations délicates. Je suis persuadée qu’il existe des études sur les bienfaits du sourire (j’irai vérifier sur google juste après !),et très certainement des vertus thérapeutiques ! 

Je souris souvent, sûrement pas tout le temps. Je suis, en tous cas, généralement d’humeur égale quel que soit mon état (intérieur). Je suis persuadée que le simple fait de sourire rend heureux ! 

Qu’as-tu appris et que souhaites-tu développer ou faire passer comme message avec ton agence et tes événements ?

J’ai appris à rester concentrée, à rester focus sur mes objectifs quel que soit ce qui se passe autour. Essayer tant que possible d’avoir de l’avance, cela passe par l’innovation et la capacité de pouvoir concrétiser rapidement un projet. Nous sommes nombreux à avoir des idées mais peu à savoir/pouvoir les concrétiser. J’apprécie particulièrement le fait d’échanger avec des personnes inspirantes. 

J’ai des projets pleins la tête et l’envie furieuse d’en réaliser encore quelques uns… J’aime créer, développer des concepts avec des touches d’innovation. L’agence Kfée’in se positionne aujourd’hui comme une agence qui se veut créative et innovante. 

Tes projets tournent souvent autour de la femme : valorisation, bien-être, empowerment… Est-ce un combat que tu mènes ? Une cause que tu souhaites défendre ?

Non, je ne mène pas de combat, je ne défends aucune cause mais je suis juste sensible en effet à l’évolution de la condition féminine. J’ai envie que les femmes s’épanouissent, évoluent personnellement et professionnellement, qu’elles soient plus solidaires, qu’elles soient plus visibles et dans tous les milieux. Je fais ma part, très simplement. J’ai commencé avec un événement bien-être pour les femmes la « Ladies Break », puis grâce à la collaboration avec Madiana Congrès, un Salon de la Femme « Entr’elles » (qui revient bientôt les 16 et 17 mars ! Petit placement produit discrètement ! ). Un bel événement arrive bientôt, toujours à destination des femmes mais sur une thématique spécifique. 

Peux-tu nous en dire plus sur tes projets et ambitions pro et perso ? 

Passer le fameux cap des 3-5 ans pour commencer (rires !) Développer l’agence est ma grande priorité. Et pourquoi pas, créer une armée de « wonderkikine »… N’ayez pas peur je rigole ! Il y a des choses à venir mais je ne peux vous en dire plus pour l’instant… j’y travaille !

J’ai bien entendu des projets personnels mais que je garde pour moi 🙂 

Si tu devais améliorer quelque chose en Martinique, ce serait quoi?

Parmi tout ce que je pourrais citer, je retiendrais que nous avons trop les « coups de gueule » faciles et les « coups de cœur » encore trop difficiles. On du mal à valoriser, féliciter tout simplement. Lé i bon, di i bon ! Je suis pour les critiques à condition quelles soient constructives, qu’elles nous permettent de nous améliorer. Si déjà on arrivait à faire ça, la Martinique avancerait un peu plus vite, non ?

Un dernier mot en ce jour de lutte pour les droits de la femme ?

La route est encore longue, je peux le voir au quotidien, même dans des petites réflexions anodines. Il ne faut pas tomber dans la banalisation de cette journée, alors restons unis et mobilisés (femmes et hommes) pour l’égalité des sexes ! Il faut certainement réfléchir à des actions innovantes. 

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Coups de coeur, Portraits

Alex, les Amazones, et l’Amour …

07/02/2019

J’ai vraiment connu Alexandra en 2011 quand elle m’a donné la chance d’animer une chronique hebdomadaire en radio sur Martinique 1e. Puis chacune a suivi son chemin professionnel, et lorsqu’elle a monté son association pour aider les femmes atteintes de tout type de cancer, j’ai été frappée par son dynamisme, son sourire, son côté toujours positif, et son dévouement. Elle mène un combat absolument magnifique, et je souhaite à travers cette interview mettre en avant tout le travail qu’elle accomplit avec son association et toutes les femmes qui l’entourent. J’espère que vous aurez autant de frissons que moi en lisant ces quelques lignes…

Alexandra, peux-tu nous dire qui tu es ?

Cette question est toujours compliquée pour moi… C’est plus évident de parler des projets, des actions… Parler de soi… Je me demande toujours si je suis un sujet en fait… Je me plie en général à l’exercice de bon gré mais en me disant… « Je sais pas si cela va intéresser les gens ou leur apporter quelque chose ». Mon éternel phare « apporter quelque chose », Alex life matter. En quoi, mon petit passage sur la planète terre à ce moment précis de l’histoire a pu faire un peu de bien… 
J’ai 40 ans, je suis ce qu’on appelle une « communicante ». Tombée dans le chaudron de la com dès le lycée. Je me souviens on avait créé une radio au Lycée Acajou 2… On émettait entre 12h et 14h dans la permanence. A l’époque il y avait même Binok aka Frédérick Germain de Papa Tank. Ensuite, à 18 ans j’ai découvert par hasard RCI avec le Caraïbes Jeune quand j’étais en prépa, et ça a été une évidence. J’adorais ça. 22 ans plus tard, j’ai travaillé chez plusieurs médias et à chaque fois avec beaucoup de bonheur, j’y ai rencontré des ami.e.s, des collègues, des auditeurs et auditrices fantastiques qui m’ont beaucoup appris sur ce métier bien sûr mais aussi sur la vie. 
Dans tes questions tu m’as demandé de parler d’un hobby… je trouvais pas et puis, je me suis dis: « Mais oui! Bien sûr! ». J’adore lire. Quand je me plonge dans un bouquin… Je m’immerge dans une époque, un lieu, avec des personnages… et tant que je n’ai pas dévoré le livre jusqu’à la dernière page… les personnages m’habitent. Ils vivent avec moi, mangent avec moi… Leur temps est mon temps. J’adore cette sensation. Il y a une citation qui dit « La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas »… Je la comprends aisément. 

Tu as créé l’association Amazones, peux-tu nous la présenter et nous dire pourquoi tu l’as créée ? Dans quel but ?

Amazones est une association loi 1902 que nous avons fondé il y a 1 an et demi, en octobre 2017. Cette association a pour but d’accompagner les femmes touchées par le cancer et leur entourage. Quand j’ai commencé Amazones, avec quelques ami.e.s, je pensais juste organiser une expo photo sur la thématique « Femme, belle et rebelle », afin de réconcilier celles qui avaient été confrontées au cancer du sein. C’est une maladie qui attaque les symboles « usités » de la féminité… Cheveux, seins, pilosité, libido… L’objectif était de nous réconcilier avec cette nouvelle Elle, certes différente mais toujours féminine et belle. Il s’agissait également de sensibiliser le plus grand nombre par le truchement de l’art, art visuel avec de merveilleux photographes, art vivant avec les concerts et art cinématographique avec le documentaire « Amazones, l’Art de Revivre ».


Et puis, j’ai rencontré les Amazones. Nous nous sommes trouvées, reconnues, aimées… Il était impensable de faire l’exposition à la Villa Woz en 2017 et de se quitter. On avait ouvert la boite de pandore, il y avait tant à faire à l’époque pour améliorer le parcours de soins de ces femmes que nous avions rencontré pendant l’exposition, qu’il était impossible de revenir à la vie d’avant. Quand la Villa Woz a fermé ses portes, on avait le sentiment d’abandonner ces femmes… On s’est tout de suite mis en axe pour que nos actions se poursuivent concrètement sans attendre le prochain Octobre Rose… Tu sais quand on sait ce que cela fait d’être embarqué dans ce parcours de soins difficile, on a pas envie de se dire qu’il y a des personnes qui y vont toute seules, sans être armées, entourées, chouchoutées… À notre niveau, on pouvait changer les choses, alors on le ferait sans attendre que la solution vienne d’ailleurs. Nous avons pensé l’association pour les femmes confrontées au cancer quel que soit le type de cancer, pas uniquement le cancer du sein.

T’attendais-tu a un tel engouement de l’association? 

Le succès de l’association et de ses actions a été immédiat et se confirme de mois en mois. En fait, il y avait une véritable attente sur l’accompagnement des femmes touchées par un cancer chez nous. Des actions d’information et de prévention étaient organisées par l’AMREC, et la Ligue, mais il manquait assurément un accompagnement en parallèle des traitements médicaux ( chimio, radiothérapie chirurgie). Les soins oncologiques de support par exemple (sport adapté, attaché de foulard, make up, sophrologie, acupuncture etc) dont les effets sur l’amélioration du moral et donc de la survie des personnes en soins n’est plus à démontrer, étaient quasi inexistants. Idem pour une information qui nous ressemble. Toute la littérature médicale était à destination des blancs. Les Noir.e.s étaient oublié.e.s. Je suis heureuse de voir que petit à petit les choses changent. Des associations telles que Atoumo, association de soignants à Clarac, Ma tété et la Ligue organisent ainsi régulièrement des ateliers, et des évènements à destination de ce public. L’ERI, espace d’information et d’orientation basé à Clarac, propose pléthore de documentation depuis avril 2018. Depuis 1 an, ça bouge, et c’est tant mieux! Il reste tant à faire! 

Je suppose que cela ne doit pas être facile tous les jours de gérer l’association notamment sur le plan humain, comment fais-tu pour être toujours aussi souriante?

Détrompe toi! C’est un bonheur de travailler avec les amazones. On se dit souvent qu’on adorerait avoir notre maison à nous et ne faire que ça. Il peut arriver qu’on se retrouve, au Nid, assises sur notre tapis, thé à la main, à 23h à refaire le monde, à envisager comment améliorer le fonctionnement de notre association, mieux venir en aide aux femmes qui nous contactent. On est très protectrices les unes envers les autres. Quand nous accueillons une nouvelle amazone nous essayons d’être les plus présentes possible.  Bien sûr, il y a des histoires racontées qui font mal au ventre… d’autres qui me font rentrer avec un sanglot dans les yeux, et des amazones parties dans les étoiles… Mais ce que nous retenons c’est la chance d’être en vie.

L’association est vachement joyeuse. Tu entends souvent des éclats de rire, des vannes, des confidences, on se fait beaucoup de câlins aussi. On respecte  énormément le rythme de chacune. Certaines ont envie une fois l’étape du nid passée, de voler ailleurs, on est ok avec ça. D’autres veulent aider après avoir été elles même aidées… Là aussi on est ok. C’est un petit miracle Amazones. 


On a aussi des bénévoles et des intervenants juste extraordinaires. Ils sont… je trouve pas de mots. Un jour, lors d’une réunion d’information avec eux… Une amazone a été saisie par les larmes et est partie… Quand je lui ai demandé après la réunion ce qui n’allait pas, elle m’a répondu :  » Mais Alex, ces gens, ils nous connaissent même pas… Et ils sont là pour nous. C’est pas possible! ». Ces gens, ces bénévoles, ils font battre nos coeurs. 


Bien sûr, c’est beaucoup beaucoup de travail… ça c’est indéniable. Je pense que peu de personnes réalise les nuits à bosser, les week ends sacrifiés, les amis qu’on voit moins… Et il faut avoir un chéri, si on en a un, compréhensif ou engagé comme on l’est. Mais au final… quel bonheur quand on sent que on a réalisé un petit îlot de bonheur pour des personnes que la vie a parfois malmené. 


Et sur mon sourire… Comme c’est pas la première fois qu’on me fait la remarque… Je crois que je suis comme ça en vrai. Une méga optimiste et puis je me sens mieux quand je smile, alors je smile! Il ya une chanson de Kirk Franklin, « Smile » qui pourrait être mon mantra! Je vous la recommande! 

Qu’as-tu appris et que souhaites-tu développer avec l’association?

Ce que j’ai appris? Que rien n’est impossible… Mais je le savais déjà! (Lol) En fait, mes intuition se sont confortées avec Amazones. Je crois formidablement, intrinsèquement en la capacité du peuple martiniquais à réaliser des choses exceptionnelles. Je crois que nous avons trop longtemps cru que le salut viendrait de quelqu’un d’autre que nous même. Je crois que nous avons leurré des générations de femmes et d’hommes avec le mythe du poto milan, alors que les femmes voulaient juste être des femmes. Je crois que nous sommes bons, et que nous ne demandons que des occasions de le prouver.Je crois que nous sommes beaux et belles et que nous ne le disons pas assez. Je crois que le pouvoir est entre nos mains à chacun et que le jour ou nous le mettrons en action, il n’y a pas grand chose qui nous arrêtera.

Quels ont les projets et ambitions de l’association pour 2019 et les prochaines années? 

En Martinique, nous souhaitons ardemment emménager dans un espace plus grand. Une maison qui nous permettrait d’être plus à l’aise. Aujourd’hui le nid est trop petit!! Nous travaillons  à nous structurer suffisamment pour avoir des employé.e.s qui assurent le fonctionnement de l’association en plus du bénévolat. Nous avons encore une sacrée feuille de route encore pour 2019, amélioration de notre site internet, rénovation de lieux de soins, l’exposition bientôt au Ministère de l’Outre Mer, de nouveaux festivals pour le documentaire, le magazine Amazones #2… Et puis l’ouverture de Amazones en Guadeloupe et en Guyane peut être à la Réunion qui nous en a fait la demande. Tahiti, quand à elle, a déjà crée Amazones Pacific en juin 2018. 

Tout va très vite, très très vite ! C’est la raison pour laquelle nous avons besoin d’aide et nous cherchons de nouveaux bénévoles pour grossir nos rangs mais aussi des mécènes. Cela serait formidable comme cela se fait ailleurs en France qu’une grande entreprise nous accompagne. Rose Up par exemple en France est soutenue par la Fondation Loréal et par le Printemps. Je lance un appel à nos chefs d’entreprise!

Notre objectif, mais cela commence à être le cas (en Martinique), c’est qu’aucune femme d’Outre Mer, qu’elle se fasse soigner chez elle ou en France, ne se retrouve, seule, isolée, sans réponses, sans options qui la concernent. C’est de créer une espèce de sororité par delà mers et océans.

Si tu devais améliorer quelque chose en Martinique, ce serait quoi?

Notre confiance en nous. « Sé zié ki kapon » disait mon père…  On a un savoir-faire extraordinaire! Des compétences qu’on nous envie. Un pays magique… Et des gens… en or. Au quotidien, je vois bien qui nous aide en achetant un magazine, en nous accompagnant à leur façon et qui fait des discours. L’ARS nous soutient et c’est un grand pas pour nous afin de maintenir toutes les merveilleuses actions crées avec des bénévoles. 

Quand je vois que des radiothérapeutes reçoivent des patients dans des bureaux ou la clim ne fonctionne plus, que des médecins prennent un temps de fou pour faire rentrer des infos sur des ordinateurs de mathusalem, que le service hémato fonctionne à minima, que les oncologues font un turn over de ouf, que le délai de prise en charge du patient peut être amélioré ainsi que la cohérence de son parcours de soins, qu’on ne sait toujours pas à quel saint se vouer sur la question du chlordéconne… Je me dis que avant d’investir dans des machines coûteuses… Investissons sur l’amélioration des conditions de travail des soignants et donc de la prise en charge des patients. L’urgence elle est déjà là. Réfléchissons à une problématique cancer sur 15/ 20/30 ans sans visées électoralistes, établissons une vraie stratégie cancer sur notre territoire et après déclinons les outils. Aujourd’hui, on fait l’inverse… On voit ce à quoi cela nous a mené. Je ne désespère pourtant pas que les bonnes décisions soient prises dans l’intérêt collectif.

Un dernier mot? 

Je vous aime. Merci à toutes et tous.

Pour joindre l’association par téléphone : 0696861123 ou par mail : projetamazones@gmail.com

Site web : http://www.projetamazones.com

Crédit photo : Mlle Fwaiiz, Benny, Alice Des Merveilles.

Politique/Social

Le jour où mon travail est passé au second plan

22/05/2018

Lorsque j’ai intégré l’entreprise familiale, j’étais une travailleuse « acharnée » : je checkais mes mails au réveil sur mon smartphone, et j’y répondais en avalant mon petit-déjeuner, je pouvais travailler très tard pour avancer sur des dossiers, c’était (et c’est toujours) pour mon entreprise.

Et puis, j’ai eu le bonheur de devenir maman : 9 mois de connexion totale et fusionnelle avec bébé dans mon ventre, puis 4 mois à être 24/24h avec lui. Du bonheur à l’état pur. Une complicité avec bébé et son papa. Une relation basée sur un nouveau rythme à 3. On passe des heures avec notre mini nous, à le regarder, à interagir avec lui, à le voir évoluer…

Et puis vient le jour où il faut reprendre le chemin des affaires. Je suis en larmes lorsqu’il faut le déposer à la crèche, et je me rends compte que je ne verrai mon bébé que 4h par jour : de 6h à 8h et de 17h à 19h, heure à laquelle il s’endort.

Mon coeur était en miettes. J’ai trouvé cette situation tellement injuste… Absurde même… J’ai détesté la planète entière… J’ai détesté cette société qui nous « oblige » à travailler et à laisser nos enfants à des inconnus avec lesquelles il vont grandir et évoluer. Ces personnes (pour qui j’ai un profond respect bien évidemment!) vont les nourrir à notre place, les faire rire à notre place, s’occuper d’eux à notre place. J’étais en larmes. Ma place était auprès de mon enfant. Et la sienne auprès de moi…

Je n’ai pas fait un bébé pour ne passer que 4 à 5h sur 24 avec lui…

Passé ce moment de déprime totale, j’ai décidé que mon travail passerait au second plan, après ma vie de famille, après mes enfants.

J’ai décidé de ne plus vivre pour travailler, mais de travailler pour vivre. Je me suis mis des horaires. Je travaille dur de 8h à 17h. Mais une fois l’heure du boulot passée, je consacre mon temps à mes enfants (oui! un deuxième bout de chou est arrivé entre temps!) et à ma famille. Parce que mine de rien… ils grandissent vite! Et ce n’est pas quand ils auront 18 ans, et qu’ils partiront faire leurs études que je pourrai profiter d’eux…

Et qu’il y a t’il de plus précieux que de voir le bonheur dans les yeux pétillants de ses enfants?

Alors oui ce n’est pas très évident lorsque l’on travaille dans le privé, et dans un secteur comme le mien, mais je suis profondément convaincue qu’avec une bonne organisation personnelle et professionnelle, il est facile de trouver un juste équilibre entre sa famille et son travail, même lorsque l’on est à son compte.

Par exemple : aller les chercher à l’école ou à la crèche, c’est important pour moi, et surtout pour eux… Que notre aîné nous raconte sa journée, et que notre second encore bébé gazouille en écoutant son frère, tous ensemble dans le lit. Préparer le dîner avec eux, et dîner ensemble d’ailleurs, même s’ils sont encore petits, cela fait partie de nos rituels, pour profiter d’eux. Et qu’eux aussi puissent profiter de nous. Il y a selon moi, peu de choses plus importantes que cela…

 

Crédit photo : Pixabay/Geralt

Politique/Social

A toutes les Mamans : Et si on allaitait plus longtemps? Partie 1/3

21/03/2018

Tout d’abord, je tiens à remercier les 144 personnes qui ont pris le temps de répondre à ce petit questionnaire sur l’allaitement.

Pourquoi ce questionnaire?

Ayant eu la chance il y a quelques mois de connaître de nouveau le bonheur de donner la vie, j’ai décidé d’allaiter mon deuxième enfant aussi longtemps que possible, et donc de ne pas lui donner de lait industriel. Ce choix est vraiment personnel, car je suis intimement convaincue des bienfaits de l’allaitement, donc du lait maternel par rapport au lait industriel.

Mais voilà… sont arrivés des moments où j’avais l’impression de ne pas avoir assez de lait. Et puis est aussi arrivé le moment de la reprise du travail… Il fallait que je tire suffisamment de lait pour que mon bébé puisse être nourri exclusivement avec mon lait. Et là… panique… (je vous raconterai tout ça dans un autre article).

Quand je discute avec d’autres mamans du fait que j’allaite encore mon garçon de 5 mois, de manière exclusive (c’est-à-dire qu’il n’est nourri qu’avec mon lait) elles me demandent comment je fais, et qu’elles auraient elles aussi aimé allaiter un peu plus longtemps, mais pour diverses raisons, elles n’ont pas pu (reprise du travail, l’impression de ne plus avoir de lait…).

J’ai donc décidé de lancer ce questionnaire afin de connaître l’expérience de mamans sur leur allaitement et de partager les résultats qui suivent!

Bonne lecture!

Méthodologie : questionnaire public sur Google Form

144 répondants

Les résultats par question :

 

6,6% ont répondu très peu et 1,5% ont répondu non

 

 

 

Notons un bon quart ayant allaité plus d’un an!

Notons que 1/3 des mamans ayant répondu auraient souhaité allaiter plus longtemps.

 

1/3 des personnes ayant répondu ont réduit ou arrêté leur allaitement lors de la reprise de leur travail. (Désolée pour la faute dans la question!)

 

Environ la moitié des mamans n’avaient pas de dispositif ni la possibilité  tirer leur lait sur leur lieu de travail. Ce qui peut représenter un frein pour la continuité de l’allaitement.

 

6,5% ont répondu avoir peu d’informations sur l’allaitement. Notez que 44,2% ont peu allaité ou arrêté d’allaiter car elles n’avaient plus assez de lait. Nous reviendrons sur ce point dans un autre article.

Ci-dessous l’ensemble des réponses telles qu’elles ont été rédigées :

  1. Pas l’allaitement en lui même mais la durée oui…(à partir de plus de 10 mois)
  2. Très bien vu les 6 premiers mois après on passe un peu pour une bête curieuse
  3. Mal vu non mais j’avais l’impression de passer pour une extra-terrestre auprès de certaines personnes « Tu l’allaites encore ?! Et tu penses arrêter quand??? »
  4. Mal vu par une catégorie de personnes qui sont convaincues que cela enferme la femme uniquement dans son rôle de mère.
  5. L’impression de passer pour une hippie
  6. Un allaitement long est mal vu
  7. Selon le lieu et certaines personnes oui
  8. Parfois oui
  9. Contraignant
  10. Un peu gênant au regard des autres
  11. Parfois
  12. Non mais des réflexions par rapport au fait que mon enfant commençait à manger donc l’allaiter n’était plus indispensable

 

En conclusion de ce premier article sur l’allaitement, qui présente les résultats du sondage, je dois dire que j’ai été agréablement surprise des réponses.

Même s’il reste du chemin à parcourir pour démocratiser l’allaitement (long), j’ai l’impression que de plus en plus de Mamans souhaitent éviter le lait infantile industriel pour allaiter de manière exclusive.

Je vous propose de découvrir dans le prochain article les 144 propositions pour « démocratiser l’allaitement longue durée »

Illustration : pixabay

Coups de coeur

Et si on parlait d’érotisme Antillais avec Laplisitol.com ?

19/01/2018
Et si on parlait d’érotisme? Oui, oui! Sur le blog de AEZ! Une fois n’est pas coutume (et pourtant je sais déjà que ce ne sera pas la seule fois!) j’aimerais vous parler d’un webzine que je suis et que je lis depuis sa création il y a bientôt 3 ans : LaplisiTol.
Référence à une célèbre chanson de Zouk (sur laquelle on ne peut pas s’empêcher de danser), ce site Internet parle de manière décomplexée, drôle et engagée de l’érotisme Antillais.
A travers de courtes histoires, parfois « crues », parfois sensuelles, parfois tristes, racontées par des femmes (et des hommes!), LaplisiTol valorise la sensualité féminine, le rapport de ces femmes avec leurs corps, leurs envies, leurs fantasmes, leurs appréhensions, et leur relation avec leur sexualité.
Je salue l’initiative car l’érotisme Antillais est (était!) quasi inexistant, on peut même dire qu’il est tabou, et le webzine contribue à la libération de la parole, et à la valorisation de la sensualité des hommes et des femmes de nos îles, tout en améliorant l’imagerie que l’on peut en avoir. Et ça c’est un grand pas!
Je vous laisse découvrir l’ITW de ces 4 femmes et de leur démarche.
Qu’est-ce que LAPLISITOL? Quel en est le concept?

Si vous faites le tour des fondatrices, vous entendrez que LaplisiTol c’est avant tout une communauté formidable ! Un espace d’expression de soi à fleur de corps ! De façon plus académique, disons que LaplisiTol, LspT pour les intimes, est un espace de partage en ligne, réservé uniquement aux personnes adultes, créé par des femmes caribéennes et dédié à toutes les femmes du Monde. Le site laplisitol.com se compose en deux parties, la première est un magazine en ligne qui regroupe différentes rubriques comme un magazine traditionnel et d’une seconde partie dévolue aux confidences érotiques que nous peuvent nous envoyer les lectrices et lecteurs du site. Cette plateforme se veut être un espace ouvert aux témoignages de vie, au partage des émotions, des expériences et à la découverte de soi et des autres. Notre moteur : que les femmes puissent s’exprimer librement sur leur vécu, positif ou non, sur la sexualité, la féminité, l’intime.

« Se dire. Oser poser des mots sur son vécu. Se regarder en face dans ce qu’il y a de plus fort, lumineux et sombre. Se dire vraiment. Oser mettre des mots sur une relation charnelle, oser parler… »

D’où est venue l’idée, la motivation de créer un tel site?

Alors que nous regardions la télé, nous sommes tombées sur un clip de dancehall d’un artiste très connu. L’un de ces clips très énergiques où les femmes bougent, se déhanchent, séduisent les hommes avec leurs courbes… Et l’une d’entre nous s’est mise à poser cette question au groupe : cette femme-là qu’on voit à l’écran, vous pensez qu’elle est heureuse dans sa vie sexuelle ou… c’est juste pour le clip ? Si ça se trouve, elle n’a aucun désir sexuel, bien qu’elle soit payée pour le susciter chez bon nombre de téléspectateur. De fil en aiguille, nous avons parlé. De l’image, d’abord. De l’image que les femmes renvoient à la télévision, dans nos clips caribéens, quand il est question de sexualité : elles sont désirantes et désirables. Elles se savent désirables et sont séductrices. Mais qu’en est-il de la réalité ? C’est ainsi qu’a germé le désir de découvrir ce qui se passe réellement au cœur de chacune, à travers le prisme du corps et de l’intimité sexuelle. Il fallait partir de quelque chose, de qui nous sommes pour commencer laplisitol.com : des femmes, des femmes noires, des femmes caribéennes. Des femmes différentes, au corps différent, au parcours différent, au vécu différent. Nous avons chacune notre sexualité, notre rapport personnel au sexe, au corps et à l’intime. Nous avions envie de retrouver cette diversité, cette palette de points de vue, ce qui nous est propre et qui en même temps concerne toute femme, tout homme : le corps, le rapport au sexe et l’expérience de sa sensualité….
Et c’est ainsi qu’après plusieurs nuits sans sommeil, le 14 février 2015, est né laplisitol.com…

Quel a été l’objectif principal d’une telle démarche à sa création? Et maintenant?

Se dire. Oser poser des mots sur son vécu. Se regarder en face dans ce qu’il y a de plus fort, lumineux et sombre. Se dire vraiment. Oser mettre des mots sur une relation charnelle, oser parler, se délivrer de souvenirs sombres liés à l’abus sexuel d’un parent, d’un voisin… Dire ce que l’on croyait indicible jusqu’à ce jour. Le dire, tout en se sentant protégé par l’anonymat, sentir qu’une part de soi peut-être montré au monde, tout se sentant protégé. Ceci est un travail de longue haleine car nous abordons des thèmes importants, de l’ordre de l’intime et qui parfois touchent à des blessures anciennes et profondes … Les femmes sont encore confrontées à des problèmes tels que le slut-shaming, le body-shaming.et nous souhaitons qu’elles puissent faire corps avec leurs vécus et expériences, sans sueurs froides ni têtes baissées par la honte.
L’écriture permet de se libérer, de se découvrir et de mettre des mots sur ses désirs les plus profonds. Nous souhaitons contribuer, à notre échelle, aussi petite soit-elle, à la déconstruction d’années et d’années de conditionnement individuels et collectifs qui ont limités bien trop de femmes à être représentées comme objet de la sexualité des autres et non comme sujet de notre propre sexualité.

Qui se cache derrière le site? 

Parlons d’abord de ceux qui font que le site existe et vive : celles et ceux qui partagent leurs écrits. Les confidences érotiques, les témoignages et certains des articles présents sur le site sont la généreuse contribution de nos lectrices (et lecteurs). Les confidentes et les confidents sont invités à nous écrire sur différents thèmes de leur choix ou que nous pouvons leur suggérer. Nous sommes très reconnaissantes à toutes ces personnes qui acceptent de livrer et de partager avec nous et les autres un petit bout d’elles-mêmes. Merci à eux.

Quant aux fondatrices, Jo, La Tchipie, Jay et Eva… Que dire ? Quatre femmes agitées, drôles, sombres, pleines de vies, colériques, douces, aimantes, charmantes, et parfois, mais très peu de fois, désagréables ! Quatre femmes caribéennes, quatre femmes toutes différentes les unes des autres ! Nous nous complétons. Nous recevons les confidences, les lisons, les corrigeons, échangeons beaucoup avec ceux qui nous écrivent… Ils arrivent parfois que nous échangions des semaines avant qu’une personne ait le courage de se dire. Nous ne forçons à rien, nous accueillons du mieux que nous pouvons certaines confidences, en toute bienveillance, en essayant de nous garder de tout jugement. C’est toujours très particulier d’accueillir un morceau de vie de la personne qui nous parle… On se sent parfois si petites face à certaines histoires. Nous sommes quatre fondatrices qui avons grandies grâce à ces échanges.

« Nous espérons favoriser une image plus bienveillante de la sensualité, de l’érotisme, participer à une discussion saine et ouverte sur cet aspect de la vie. »

Connaissez-vous vos contributrices? Leur profil? Avez-vous des contributeurs?

À ce jour, nous sommes heureuses de pouvoir compter sur des contributeurs de 19 à 68 ans, d’horizons différents, pour ainsi dire répartis aux quatre coins du monde ! Nous comptons plusieurs Confidentes et quelques Confidents, et nous avons la chance d’avoir quelques co-créatrices. Les contributions se font de façon anonyme donc nous ne connaissons pas intimement ceux ou celles qui sont derrière. Nous publions leurs récits, leurs confidences, leurs témoignages qu’ils ou qu’elles soient, auteurs d’un jour ou auteurs réguliers.Si nous en connaissons quelques-uns personnellement, nous avons à cœur de permettre à ceux qui le souhaitent de s’exprimer dans l’anonymat, dans une relation de confiance mutuelle. Parfois certaines contributrices peuvent échanger plus fréquemment avec nous et nous pouvons alors mutuellement faire connaissance au-delà du pseudo.
Nous recevons des écrits et des messages de partout, des femmes de toutes origines, de tous âges… Nous apprécions grandement la confiance qu’ils et qu’elles nous accordent en acceptant que nous publiions une tranche de leur vie offerte aussi bien à nous qu’aux lecteurs et lectrices du webzine.

« Nous faisons face à un problème d’imagerie, de représentation. Une ambigüité permanente, une oscillation sans fin entre les pressions familiales et religieuses, et les jeux de corps. »

Connaissez-vous votre lectorat?

LaplisiTol étant un site interdit aux mineurs, nous savons que notre lectorat est principalement francophone, majeur et féminin. D’un point de vue géographique, il se situe à plus de 60% en France puis dans la Caraïbe.

Quelle image aviez-vous de l’érotisme antillais et plus largement chez les personnes noires?

Avant tout, nous faisons face à un problème d’imagerie, de représentation. Une ambigüité permanente, une oscillation sans fin entre les pressions familiales et religieuses, et les jeux de corps.

En ce qui concerne les Antilles, l’impression que l’érotisme était perçu comme quelque chose de caché, de tabou dont il ne fallait pas parler et encore moins revendiquer sous peine d’être cataloguée comme personne (femme) de mauvaise vie.
Tandis qu’à l’extérieur (en dehors des Antilles), les noires perçues comme des objets sexuels, de désir à cause de leur corps et de leurs origines “tropicales”, “chaudes”…

Pensez-vous contribuer à la libération de la « sensualité noire »?

Seuls nos lecteurs peuvent en juger. Mais nous espérons favoriser une image plus bienveillante de la sensualité, de l’érotisme, participer à une discussion saine et ouverte sur cet aspect de la vie.
Si ce serait-ce qu’une personne peut dire un jour que grâce à LpsT, elle a pu se dire, se raconter, s’approprier ses émotions et ses expériences afin de se sentir plus légère, plus libre alors ce sera déjà un petit miracle.

« Certaines personnes parfois renoncent à les voir publier ou souhaitent leur suppression après publication.
Nous ne sommes pas dans le cœur de ces personnes mais nous pouvons supposer que cela n’est pas facile de voir son histoire même anonymisée exposée sur internet sous le regard d’inconnus. »

Quels seraient selon vous les « progrès » à faire en matière d’érotisme antillais?

L’érotisme cela commence avec le corps, habiter son corps pleinement, être à l’aise dans son corps. Et ressentir. Et désirer. Et sentir.
De sorte que plus largement, toute action visant à améliorer le rapport au corps, à avoir une bonne image de son corps, à se donner le droit de se vivre comme une être désirant et désirable et à une meilleure connaissance de soi, est bienvenue.

Nous souhaitons continuer à voir fleurir toutes les formes d’art (littérature, théâtre, danse…) qui pourraient aider nos corps à mieux vivre, désirer, sentir et ressentir. Toutes les formes d’art qui pourraient apporter une amélioration entre les êtres (quel que soit leur genre). Ne pas en faire seulement une discussion chuchotée à voix basse avec une pointe de honte/ gêne ou une discussion d’universitaire mais également une discussion simple entre les individus.

Nous aspirons à ce que toutes les femmes puissent avoir la possibilité de parler elles-mêmes de leurs désirs et de leurs fantasmes et cultivent l’amour de soi, l’estime de soi et la confiance en soi.

Recevez-vous des témoignages de personnes qui n’osent pas rendre publiques leurs histoires? Pourquoi selon vous?

Même si tous les témoignages que nous recevons sont anonymes (et que nous nous assurons que tous signes distinctifs permettant la découverte de l’identité de l’auteur soient supprimés), certaines personnes parfois renoncent à les voir publier ou souhaitent leur suppression après publication.
Nous ne sommes pas dans le cœur de ces personnes mais nous pouvons supposer que cela n’est pas facile de voir son histoire même anonymisée exposée sur internet sous le regard d’inconnu. Car il s’agit d’offrir un bout de soi aux autres.
Quand bien même, ces personnes ne vont pas jusqu’à la publication, le fait d’avoir posé des mots sur une histoire, une souffrance, une expérience est déjà bien.

Quelles sont les évolutions souhaitées du site et du concept LaplisiTol?

Nous avons beaucoup de rêves… Au plus simple, nous souhaiterions que LaplisiTol puissent atteindre également un lectorat non francophone, pouvoir augmenter le volume de nos publications et notre couverture médiatique. Dans nos rêves les plus fous, et il est bon de rêver n’est-ce pas, nous souhaiterions donner vie à une comédie romantique, pleine de sexytance et qui nous ressemble.

La Tchipie, membre fondateur du site, a sorti un livre « Ma peau mérite toutes les douceurs du monde ». Pouvez-vous nous en dire plus?

La Tchipie écrit depuis de très nombreuses années… Au tout début elle écrivait dans son coin, puis a décidé de faire un blog, de co-fonder laplisitol.com et enfin de publier un livre de courtes histoires sages et peu sages pour adultes : Ma peau mérite toutes les douceurs du monde. Qu’en dire ? Si ce n’est que la parole des lecteurs est celle qui permet le mieux d’appréhender le livre : « Voici un livre qui apporte du bonheur. Un bonheur intense. Peut-être que la leçon de vie qu’il faut retenir c’est exactement le lâcher-prise », « à toutes les jeunes femmes qui se questionnent, je pense qu’il y a ici les réponses de presque toute une vie ». En vente sur plus de 200 librairies en ligne dont Librinova.com, la Fnac.com, Amazon.com, etc…

Un dernier mot?

Bonne Année à toutes celles et à tous et spécialement à ceux qui suivent les aventures LaplisiTol. Que nous puissions continuer à grandir ensemble dans la bienveillance, la confiance, le partage, l’amour.

L’équipe de LaplisiTol

A la lecture de leurs réponses, j’ai été agréablement surprise de la bienveillance et de l’engagement de leurs propos. Voilà comment traiter un sujet tabou de manière intelligente et positive!
J’ai commencé à me plonger dans le livre écrit par La Tchipie :
« Ma peau mérite toutes les douceurs du Monde », (que vous pouvez acquérir ici !) et je vous le recommande vivement, car au-delà d’être un recueil d’écrits, c’est une oeuvre artistique, personnelle et engagée, qui parlera à beaucoup de femmes. Je remercie l’équipe de LaPliSiTol pour cette interview, et je vous invite à (re)découvrir les histoires et récits du site : laplisitol.com
Bonne lecture!
PS: et pour celles (et ceux) qui veulent soumettre une histoire, leur histoire, une récit érotique c’est par ici =>  http://laplisitol.com/confidences/fr/envoyer-histoire-erotique/
Economie, Mon b-a ba pro

L’art d’organiser une réunion (efficace)

28/08/2017

Je parle d’art pour attirer votre attention, mais également car mon expérience me fait dire que cela se perd.

Qui n’a jamais été convié à participer à une réunion, dont on ne connaît ni l’ordre du jour précis, ni la durée, et encore moins les objectifs ou les participants…?

On se retrouve donc à rester assis, parfois durant des heures, à discourir et réfléchir sur des sujets dont on découvre la teneur au moment de la réunion, et donc à perdre en efficacité car on n’a pas pu se préparer.

Alors comment organiser et tenir une réunion de manière efficace?

Avant toute chose, demandez-vous s’il est vraiment nécessaire d’organiser une réunion pour le sujet qui vous intéresse? Cela nécessite-t-il de faire déplacer des gens durant au moins 1h, ou bien cela peut-il être traité par mail ou par téléphone en quelques minutes, de manière individuelle ou collective?

S’il s’avère que la réunion est nécessaire, outre le fait de prévenir les participants au moins une semaine à l’avance (sauf urgence bien évidemment), que ce soit une réunion d’information, pour un brief, en gestion de projet, ou en brainstorming il y a plusieurs points à respecter en amont de la réunion :

  1. Préparer l’ordre du jour et l’envoyer au préalable (au moins 3 jours) aux participants afin que ceux-ci puissent se préparer, et si nécessaire, y ajouter des points. L’ordre du jour devra préciser l’objectif (SMART) et la durée prévue de la séance.
  2. Préciser l’heure et le lieu.
  3. Insister sur la confirmation de présence de chacun des participants (prévoir une réunion à 5 et se retrouver à 2 implique sûrement le report de la réunion).
  4. Si possible, envoyer l’invitation calendrier par mail avec afin que le créneau s’ajoute automatiquement dans l’agenda des participants et ainsi éviter les erreurs de timing.

Durant la réunion :

  1. Désigner un animateur, celui qui permettra à tout un chacun de s’exprimer et qui s’assurera que l’ordre du jour et le timing sont respectés.
  2. Désigner un secrétaire de séance, celui qui fera le compte-rendu de la réunion. (Attention, cela ne veut pas dire que les autres participants ne doivent pas prendre de notes… je vous vois venir…)
  3. Rappeler le contexte, l’ordre du jour, les objectifs de la réunion ainsi que la durée prévue.
  4. Faire un tour de table si les convives ne se connaissent pas tous.
  5. Définir les règles de la réunion et s’assurer qu’elles sont acceptées par tous.
  6. A la fin de la réunion, l’animateur s’assurera que l’ensemble des points de l’ordre du jour a été traité, et fixe un délai au secrétaire de séance pour la diffusion du compte-rendu.
  7. Si nécessaire, fixer dores et déjà la date de la prochaine réunion avec le prochain ordre du jour et les tâches de chacun.

Après la réunion :

  1. S’assurer que le compte-rendu est conforme à ce qui a été dit lors de la réunion
  2. Faire vos remarques et suggestions sur le compte-rendu.

Alors oui, cela fait peut paraître comme étant beaucoup de travail pour une « simple réunion », mais c’est en la préparant que l’on gagne en efficacité et en temps. Dites-vous que s’il y a nécessité à organiser une réunion, c’est que ce n’est pas une « simple » réunion…

Pour finir cet article, je dirai qu’à plus de 6 personnes, une réunion de travail devient difficilement tenable. Il vaut mieux en organiser 2, en fonction des postes et compétences des participants.

L’efficacité d’une réunion tient en une bonne préparation, mais est également la responsabilité de chacun des participants (préparation, respect des règles, accomplissement des tâches …) 🙂

Crédit photo : Adobe Stock –

Portraits

« Humans of Madinina » par Clardio

16/05/2016

Vous ne pouvez pas être passé à côté des témoignages de Martiniquais, qui racontent pourquoi ils aiment la Martinique, ce qu’ils y ont vécu, et ce qu’ils souhaitent pour elle et ses habitants. Je vous laisse découvrir Claude ARNERIN (qui a accepté de nous en dire un peu plus) à l’initiative de ce magnifique projet « Martiniquais : Humans of Madinina ».

13151862_1111772238883765_1725586247981872601_nQui es-tu Clardio?

Waouuu, c’est un exercice difficile ! Je suis un citoyen du monde au cœur de la Caraïbe, qui vit en Martinique. Je suis un autodidacte qui a une passion pour les nouvelles technologies, mais aussi un homme qui aime les défis. Ma devise: « Toujours plus loin, toujours plus haut. »

Pourquoi la photo te passionne-t-elle?

J’ai commencé la photo en 2007, après avoir perdu mon emploi. J’avais alors du temps, je parcourais la Guadeloupe ( à l’époque où j’y vivais ) avec mon appareil à la recherche de beaux clichés.

La photo m’a aidé à remonter la pente. Pour moi, c’est un exutoire qui me donne l’opportunité de partager avec les autres ma vision du monde.

Raconte nous ton projet « Martiniquais »

La naissance du projet remonte au mois de Novembre 2015, je rentrais d’un voyage à Vancouver avec des étoiles plein les yeux. Un soir, je reçois le coup de fil d’une amie qui me demande de regarder à la TV,  “HUMAN” de Yann Arthus- Bertrand, le grand spécialiste de la photographie aérienne qui, à travers des vidéos, relate l’humanité, sous tous ses angles. Son projet m’a fortement inspiré. Etant photographe, je me suis dit: « Pourquoi ne pas mettre en photos tous ces visages qui enrichissent notre île ? »

Plus tard, au mois de Janvier 2016, dans la naissance de cette idée, je découvre le projet photographique « Humans of New York » de Brandon Stanton, qui donne la parole aux New-Yorkais.

C’est décidé, je fais une ôde à la Martinique, à travers la richesse et la diversité de ses habitants : Les Martiniquais.

Quelle expérience en tires-tu?

Que du positif ! Ca m’aide à grandir et aussi à comprendre que la vie est complexe ici. Mais que nous avons cette opportunité de vivre dans un environnement merveilleux. Ça semblera bizarre, mais je suis un grand timide, ce projet m’aide à aller au-delà, car aborder ou contacter une personne que tu ne connais pas n’est pas un exercice facile. Au-delà des clichés, il y a des personnes merveilleuses en Martinique.

Et je comprends que nous devons aller au delà de ce que nous voyons.

As-tu d’autres projets en cours?

Non. Car le projet “ Martiniquais ” me prend beaucoup de temps.

Je dois finir la saison 1. Ensuite m’atteler à la préparation de la saison 2 avec des nouveautés.

Si tu devais formuler une question commençant par « Et si? » Quelle serait-elle?

Et si nous partagions plus d’amour entre nous ?

Un dernier mot?

Merci, car souvent nous ne prenons pas le temps de dire merci.

Merci aux personnes qui m’aident sur ce projet .

Merci aux participants et futurs participants de ce merveilleux projet.

 

Et merci à toi Clardio, pour cette ôde aux « Martiniquais » 😉

En attendant le site Internet, je vous invite à suivre ce beau projet sur les réseaux sociaux

Facebook : Martiniquais: Humans Of Madinina

Twitter : @mqstory

Instagram : martiniquaistory

Portraits

Léa, Femme engagée

11/03/2016

Qui es-tu Léa?
Vaaaste question! je vais tenter d’y répondre le plus simplement que possible ☺. Âgée de 28 ans, je suis née à Paris dans le XIIème arrondissement, d’un père martiniquais et d’une mère guadeloupéenne. J’ai grandi en Martinique entre le François et le Lamentin. Très attachée à mes cultures – cette expression me tient à cœur – je suis martiniquaise, guadeloupéenne, caribéenne, française et européenne. Toutes ses influences m’ont modelée et j’ai fini par accepter qui je suis sans peur des libellés.

2. Quel est ton parcours personnel et professionnel?
Partie étudiée à 19 ans en France Hexagonale j’ai pu me perfectionner dans des domaines qui me passionnaient sans contraintes. Les trois principaux sont le commerce international, la communication et le tourisme. J’effectue actuellement un Master 2 en Tourisme Durable et aménagement dans la faculté d’éco-droit sur le campus de Schoelcher de l’université des Antilles.
J’ai fait pléthore de petits boulots cela va d’hôtesse d’accueil à tutrice de formation en passant par l’enseignement et le tourisme.

3. Tu es engagée bénévolement auprès d’associations. Pourquoi cet engagement bénévole? Et pourquoi ces associations ?
Mon engagement trouve son fondement dans l’aide à l’Autre. J’ai pris conscience assez tôt d’être privilégiée. Pas dit riche, mais bien privilégiée.
Des parents aimants, de la nourriture, un endroit sûr où vivre, la possibilité de m’épanouir et d’étudier ce qui me passionne, toutes ces petits choses que l’on considère comme acquises. Ayant eu tout cet amour, je me suis dit qu’il était un devoir pour moi de le redistribuer en aidant d’autres personnes, comme moi même, qui eux n’avaient pas forcément eu toutes les cartes que j’ai eu.

4. Quel regard portes-tu sur le bénévolat aujourd’hui?

À mon sens lorsque l’on fait du bénévolat notamment dans l’action social et l’humanitaire, il est important de garder à l’esprit qu’en face de soi, l’on a des femmes et des hommes, dans une mauvaise passe à un moment précis de leur vie mais que demain est un autre jour et que cela ira mieux.
La notion d’humanité est pour moi primordiale pour comprendre pourquoi le bénévolat est de plus en plus plébiscité. Certaines couches de la société qui n’avaient jusqu’alors aucune idée du besoin ou de la détresse qui les entourait la voient de leurs propres yeux.
En Martinique le lien social a toujours été très fort, dans le quartier, dans l’immeuble, le fait de vivre ensemble nous permet de savoir qui est dans le besoin et généralement l’aide est juste comme il faut sans chichi et sans compteur. Cela fait partie de notre ADN, mais je suis une éternelle optimiste et je me raccroche à l’idée que cela existe toujours ;-).

5. Depuis combien de temps es-tu bénévole?
C’est lors de mon arrivée au Lycée que j’ai commencé à m’investir (beaucoup trop au goût de mes parents) dans le milieu associatif tout d’abord. Le bénévolat dans le domaine social et humanitaire est revenu dans mon parcours de vie lorsque j’ai décidé de m’établir en Martinique il y a un peu moins de 2 ans.

6. Parles-nous des associations auprès auxquelles tu es engagée, des expériences professionnelles et personnelles que tu as vécues, et ce que tu en retiens.
Les deux associations dans lesquelles je suis engagée sont Jahaïr et Soulajé Difikilté Frew – SDF. L’action de Jahaïr est essentiellement centralisée sur Haïti, où on aide, depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010, un petit village qui se situe dans l’Artibonite, le village Noé. Les membres de l’association font régulièrement des actions, en Martinique, afin de récolter des fonds pour permettre au village d’avoir de l’eau, de maintenir l’école ouverte pour les enfants du village, et prochainement un dispensaire doit être mis en place.
Un documentaire a d’ailleurs été tourné sur la dernière mission de Jahaïr en partenariat avec l’école ILERI de Paris, « Chimen Lanmou » de Yannis SAINTE-ROSE. Jahaïr n’est pas la seule association a aider ce village, l’action est multiple et donc plus forte.
Concernant SDF l’action est uniquement sur la Martinique, et c’est une association qui a pour but d’aider les acteurs qui agissent déjà en faveur des personnes en situation. On retrouve dans nos partenaires l’ACISE Samu sociale, ou en encore le CRC en mettant à disposition des bénévoles notamment. À terme l’action de SDF s’articule autour de deux grands projets :
– un food-truck qui permettra une réinsertion par le travail ;
– une plate-forme collaborative permettant à tout un chacun de rentrer en contact avec n’importe quelle association martiniquaise qui aurait besoin de bénévoles.

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Je suis juste membre de Jahaïr, mais j’ai pu vivre une expérience exceptionnelle, avec cette association j’ai pu réaliser un de mes rêves, aller à Haïti. La mission humanitaire n’a duré qu’une semaine, en février 2014, c’est d’ailleurs lors de cette mission qu’a été tourné le documentaire dont je parlais précédemment. J’ai eu le privilège de pouvoir participer à l’aide apportée au village en ramenant tout le matériel collecté des mois durant par les bénévoles en Martinique et sur Paris. Avoir le privilège de fouler cette grande terre d’Histoire, de rencontrer des haïtiens remplis de joie de vivre, je sais que cela fait cliché mais c’est Tellement Tellement Vrai!

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J’ai été la chargée de communication de SDF durant un peu plus de 18 mois. Ce type d’expériences est toujours fort en émotion, car on se donne à fond et on croit à tous les projets mis en place; mais certaines fois la vie nous rappelle à des obligations et j’ai du arrêter car ce poste demandait une grande disponibilité que je ne pouvais plus donner (j’ai repris mes études en Master 2 en septembre 2104).
« Savoir donner, s’investir, sans s’oublier !» voilà ce que j’ai appris lors de mes différentes expériences de bénévolat. J’essaye d’utiliser cette apprentissage partout dans ma vie.

7. Si tu devais formuler une idée, une réflexion, commençant par « Et si… » quelle serait-elle?
Et si l’action devenait le moteur premier. Attention je ne dis pas que la réflexion n’a pas sa place, mais le « Il faut » ou le « il faudrait » devrait être banni de nos vocabulaires.
Et si on s’asseyait pour créer le plan d’action pour aider ne serait-ce qu’un peu l’ensemble des êtres vivants de notre planète.

8. Un dernier mot?
Le bénévolat est une des formes que votre aide à l’Autre peut prendre, mais un regard, un sourire, porter les sachets d’une personne âgée, cela aussi peut nous rendre l’humanité si fragile qui nous lie.
Où que vous soyez, vous pouvez aider !

Boîte à Idées

Ce café que j’ai payé, mais que je n’ai pas consommé…

25/02/2016

 

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Il était une fois, l’histoire d’un café que j’ai payé, mais que je n’ai pas consommé…

Je suis entrée dans une boulangerie pâtisserie, et enivrée par l’odeur du pain chaud, j’ai demandé une baguette viennoise, un croissant, un jus local et un café. J’ai tout payé, sauf que je ne bois pas de café… Il était suspendu.

Jolie histoire que je n’ai pas encore eu l’occasion de vivre… Mais peut-être avez-vous entendu parler de cet élan de solidarité : le café suspendu.

L’idée : vous achetez deux cafés mais ne repartez qu’avec un. Le deuxième, vous le laissez généreusement et de façon anonyme à un inconnu qui n’a pas les moyens de s’en offrir un. Cet inconnu le saura car la boulangerie/pâtisserie aura pris soin d’ecrire sur un tableau visible depuis l’exterieur le nombre de cafés suspendus offerts par ses clients.

Je vous l’accorde, nous n’avons pas la culture « café du coin » en Martinique. Faisons alors des « Sandwichs suspendus », des « Jus suspendus », ou encore des « Pommes Cannelles suspendues »!

C’est simple, facile, et cela laisse aux personnes dans le besoin l’opportunite de profiter de cette solidarité, et trouver un peu de réconfort sans avoir à en demander. La dignité…

Le concept prend toute sa beauté quand on sait que le nombre de familles faisant appel à la banque alimentaire est croissant sur notre île.

Mesdames et messieurs les boulangers, pâtissiers, restaurateurs … Seriez-vous prêts à mettre en place le concept dans vos points de vente et restaurants?

C’est un petit geste qui fait un grand bien! Pensons-y!

Portraits, Uncategorized

Mario, fondateur de Médiaphore

17/02/2016

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Qui es-tu Mario ?

La question courte mais ô combien difficile ! Je dirais simplement un jeune homme, oui à 32 ans, nous sommes encore jeunes, non ? Je suis donc un « jeune » homme, journaliste, chef d’entreprise et papa en même temps. Passionné par son métier, un amoureux de la vie et fan de patisserie ! Merci papa (mon père était patissier).

 

 Quel est ton parcours personnel et professionnel ?

J’ai effectué l’essentiel de mes classes en Guadeloupe. Après un baccalauréat Economie et Social et une première année d’études à l’Université des Antilles et de la Guyane (DEUG Economie et Gestion), je suis partie à Toulouse afin de poursuivre mes études avant de rejoindre Paris. Durant ma vie étudiante, j’ai bien évidemment touché à différents domaines et métiers variés tels que la restauration ou encore, l’hôtellerie, secteurs d’activité de l’entreprise familiale en Guadeloupe et j’ai également travaillé à la CAF et dans une agence d’hôtes et hôtesses en événementiel, tiens ! Une expérience inédite mais super enrichissante. Après les études, j’ai effectué un crochet par Londres où j’ai vécu un peu moins d’un an et ensuite, retour aux Antilles en 2011. C’est à partir de là qu’a débuté ma carrière de journaliste. En mars 2012,  j’ai rejoint la rédaction de RCI Guadeloupe en tant que journaliste sportif pigiste puis j’ai rejoint la rédaction de RCI Martinique, j’ai navigué entre les deux rédactions durant près de 5 ans avant de me lancer dans l’aventure de l’entrepreunariat.

Pourquoi le journalisme? Qu’est ce qui te plaît dans ce métier ?

Pour moi, c’est le plus beau métier du monde et ce, quelle que soit l’échelle à laquelle vous le pratiquez. En étant journaliste, chaque jour vous êtes au contact de sujets divers et variés, vous découvrez de nouveaux lieux, vous faites de nouvelles rencontres et ainsi de suite. Se lever le matin, arriver à la rédaction et ne pas savoir ce qui vous attend, l’innattendu, chaque jour vous devez vous adapter à l’actualité, faire preuve de réactivité. Ce que vous faites le lendemain peut-être à l’opposé de ce que vous avez traité ou couvert la veille. Un enrichissement quotidien, en résumé. Sur le plan personnel, le métier colle parfaitement à ma personnalité car je suis curieux de nature, j’aime rencontrer de nouvelles personnes, échanger avec elles, approfondir des sujets et thématiques et bien évidemment, le principal : informer la population. Apprendre soi-même, mettre en forme pour ensuite transmettre à autrui afin qu’il puisse mieux comprendre un sujet d’actualité ou une problématique.

Tu es fondateur du site d’actualité Mediaphore, explique-nous pourquoi tu as souhaité développer ce site et quelle est sa vocation ?

A travers Mediaphore, j’ai tout simplement souhaité apporté ma vision du traitement de l’actualité en outre-mer. Je n’ai rien inventé, j’ai simplement eu la chance de voyager, d’échanger avec de nombreuses personnes lors de ces dix dernières années donc je m’inspire de ce que j’ai vu et appris et je l’adapte à l’échelle locale et régionale. A travers mes rencontres sur le terrain notamment, j’ai constaté que bon nombre de nos compatriotes ultramarins ressentaient le besoin de mieux comprendre l’actualité, les problématiques actuels, les sujets et faits d’actualités. Si nous relayons l’actualité comme tout média, Mediaphore a pour vocation première d’analyser l’actualité propre à l’outre-mer. L’analyser mais aussi l’expliquer de manière simple et intuitive. C’est aussi pour cela que nous n’hésitons pas à nous appuyer sur des photos, des infographies et vidéos. En lançant Mediaphore, je ne me suis pas dit que j’allais révolutionner l’univers des médias en outre-mer mais plutôt contribuer à son évolution, en y apportant ma contribution.

Quel regard portes-tu sur le traitement de l’actualité de nos jours ?

Le traitement de l’actualité évolue avec son temps, c’est rassurant et prometteur dans un sens. Il est vrai que les canaux de diffusion de l’information ont eux aussi évolué et que le choix est beaucoup plus large avec l’avènement des réseaux sociaux et l’apparition de nouveaux outils numériques. Cependant, pour moi évolution rime parfois avec inconvénients et si j’avais un bémol à émettre, il résiderait dans le fait qu’avec ces nouveaux canaux de diffusion, le quantitatif prend le dessus sur le qualitatif. Le traitement de l’actualité apparaît parfois comme négligé parce qu’il faut aller plus vite, être le plus réactif et trouver les meilleurs moyens d’inciter le lecteur, l’auditeur ou le téléspectateur à vous suivre en continue. Les attentats en France en 2015 sont l’illustration parfaite du traitement de l’actualité avec ses bons et ses mauvais côtés.

Quelle évolution souhaiterais-tu pour la profession dans les Antilles-Guyane (au National et dans le monde…) ?

Pour moi l’avenir de la profession aux Antilles-Guyane se résume en trois évolutions:

La première, c’est l’ouverture sur le monde à commencer par la zone Caraïbe. On ne sait pas grand chose sur nos proches voisins parce qu’on ne se penche pas suffisamment sur leur actualité. Pourquoi ne pas multiplier les échanges avec nos voisins caribbéens ainsi que les collaborations dans le secteur des médias sans se limiter à la barrière de la langue.

La deuxième est en lien avec le numérique, il sera également indispensable pour la profession de s’adapter aux nouveautés et aux évolutions qui vont de pair avec la troisième évolution qu’est pour moi la formation. Que l’on puisse se former le plus souvent possible et tout au long de sa carrière afin de mieux appréhender la profession, ses évolutions, cela ouvrirait selon moi de nouvelles perspectives.

Si tu devais formuler une idée, une réflexion, commençant par « Et si… » quelle serait-elle ?

Et si, nous nous dépassions ? Repousser les limites que l’on se fixe, nous, ultramarins, qu’elles soient psychologiques, matérielles ou même financières et bannir la suffisance.

Un dernier mot ?

Merci !