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Et si on parlait de l’égo des dirigeants ?

Oui oui! Parlons un peu de ce mot qu’on ne prononce pas trop fort. Comme si c’était un gros mot. L’égo…

On l’effleure en réunion, on le contourne en coaching, on le devine en entretien. Mais le dire franchement ? “J’ai un problème d’égo” ? Impensable.

Et pourtant.

L’égo, c’est ce noyau dur de nous-même, celui qui nous dit “je suis quelqu’un”, c’est la conscience et la représentation que j’ai de moi en tant que personne, de ma valeur, le sentiment d’exister, le besoin d’être reconnu. C’est ce qui nous donne de l’aplomb, ce qui nous pousse à nous lever, à oser, à décider, à entreprendre. Et quand on dirige, l’égo peut être un allié solide.

MAIS!! L’égo, c’est aussi cette petite voix, parfois sourde, parfois trop fière, qui peut se vexer, qui veut avoir raison, qui n’aime perdre (la face), et qui peut voir les critiques comme des attaques personnelles. C’est lui qui transforme un (petit) désaccord en conflit, un retour d’expérience en affront, une erreur en honte ou en remise émise en question . J’exagère (un tout petit peu).

L’égo n’aime pas avoir tort. Il n’aime pas qu’on le contredise. Il n’aime pas qu’on lui dise non.

Et quand on est dirigeant, ça peut être problématique. Parce qu’on est justement souvent entouré de gens… qui pourraient avoir raison.

Diriger, ce n’est pas dominer.

Il y a cette confusion subtile mais bien ancrée : diriger, ce serait être le plus fort. Le plus intelligent. Le plus visionnaire. Celui qui sait, qui tranche, qui gagne.

Mais dans la vraie vie des entreprises (pas dans les bio LinkedIn) diriger, c’est faire avec : avec les autres, avec leurs idées, leurs failles, leurs regards, leur opinion… Avec leurs “et si on faisait autrement ?”, leurs “je ne suis pas d’accord”, leurs “je me suis permis d’apporter des suggestions à ta présentation”.

Et là… si l’égo est trop présent, trop fort, ou mal placé, il réagit. Il serre les dents. Il se braque. Il veut faire sentir qui est le patron. (Hum hum).

Le problème, ce n’est pas d’avoir de l’égo. Le problème, c’est de le confondre avec de la compétence. C’est ça le vrai sujet! On en parle dans une autre publication. 

L’égo, ce luxe qu’on ne peut pas toujours s’offrir

Quand on est seul avec son tableau Excel ou son prévisionnel, l’égo peut faire s’exprimer librement. Mais quand on bosse avec une équipe (qu’on manage), il faut savoir lui dire : “Chut, pas maintenant.”

Parce qu’un dirigeant qui met son égo prendre le volant, c’est une entreprise qui peut avoir du mal à avancer. C’est une boîte où les idées sont étouffées, où les talents s’en vont (parce que frustrés ou ne se sen tant pas respectés ou considérés), où les salariés finissent par se taire — simplement pour ne pas contrarier ou froisser.

L’égo doit parfois se taire pour laisser parler le sens, la lucidité, la différence, les divergence, les alternatives, bref, les possibles… et à la remise e question…

Et oui, c’est très inconfortable. Reconnaître qu’on s’est trompé, qu’on peut mieux faire. Écouter un collaborateur avec lequel on n’a pas forcément d’affinités. Laisser un autre briller là où on pensait exceller. Mais c’est ça, diriger. Et c’est bien plus classe et élégant que de jouer au boss qui a toujours raison.

Et si on osait en parler franchement ?

Attention, je n’ai aucune leçon à donner ici. Moi aussi j’ai de l’égo. Il me fait avancer, parfois il m’encombre. Parfois, il me piège, parfois il me protège. 

Mais je crois qu’on gagnerait tous à le regarder en face. À en parler entre dirigeants. Sans chuchoter. Sans fausse humilité non plus. Ce sera difficile, ça nous bousculera, mais ça fera gagner en humilité, en efficacité et en leadership… Parce que plus on en parle librement, moins il nous dirige à notre place.

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Et si on remettait en question l’autorité au travail ?

Ah, l’autorité au travail… Un grand mot, souvent mal compris et, avouons-le, parfois mal employé. Je pense qu’aujourd’hui, dans le monde professionnel qui valorise de plus en plus la collaboration, l’écoute et l’intelligence collective, la notion d’autorité prend des airs de relique. Mais pourquoi ? Et surtout, pourquoi serait-il temps de lui dire « merci, mais non merci » ?

L’autorité : une conception du pouvoir qui appartient aux salles de classe ?
Si l’on se réfère à sa définition stricte, l’autorité est une forme de domination. En effet, c’est le droit de commander, le pouvoir d’imposer l’obéissance. Elle suppose donc qu’une personne se trouve en position d’imposer une décision sans besoin d’expliquer, souvent sans débat. On le fait souvent (à tort) dans une relations parent-enfant. Mais le problème, c’est que cette dynamique entre adulte dans un milieu professionnel peut infantiliser la personne qui subit cette autorité. 
Elle place les « N-1 » (les collaborateurs) dans une posture passive (pour ne pas dire soumission) où ils n’ont qu’à exécuter ou pire, obéir. Un peu comme avec un enfant…. Et soyons honnêtes : combien d’adultes aiment être traités comme des enfants ? 


Pire encore, quand l’autorité dérape, elle s’autorise parfois à hausser le ton, parfois même à faire ressentir un sentiment d’humiliation,. Il n’y a qu’à voir les nombreuses anecdotes sur les managers « autoritaires » (et vous en avez sûrement en tête) pour comprendre que cette vision de l’autorité peut vite tourner à l’abus de pouvoir.


La responsabilité : la vraie « autorité » du manager
Le véritable enjeu d’un leader ou d’un manager, c’est la responsabilité. Être en position d’influence signifie qu’on porte une responsabilité élevée envers ceux qu’on guide, pas qu’on les « commande ». On a le devoir de créer les conditions de réussite pour son équipe, de les guider, de les faire évoluer, de les inspirer. D’ailleurs, si un projet échoue, à qui revient la faute ? Et oui… au manager…
C’est là qu’entre en jeu des notions très intéressantes comme l’empathie, l’humilité et une bonne dose de remise en question… Et pour éviter les confusions, précisons bien : être responsable, c’est être un pilier, pas un tyran. C’est accepter de se remettre en question et d’accompagner, au lieu d’imposer.

Et si on inversait la dynamique ?
Plutôt que de penser « autorité » au travail, pourquoi ne pas penser « responsabilisation » ? Dans un environnement où chacun se sent responsable (dans le bon sens du terme), où l’opinion de tous compte, les équipes gagnent en engagement, en créativité et en motivation.
Au final, le rôle d’un bon manager n’est pas d’asseoir une autorité, bien au contraire…un bon leader n’a pas besoin d’imposer, il inspire naturellement l’adhésion et le respect.

J’ai envie de dire : l’autorité au travail ? Merci, mais non merci.
Pour avancer, il est peut-être temps de jeter l’autorité aux oubliettes (ou du moins de la repenser). Parce qu’au travail, il n’y a pas de place pour les « parce que c’est comme ça ! ». Il y a, en revanche, tout un monde à construire où la responsabilité, à l’échelle de chacun selon son poste, prend la place de l’autorité.

Alors, arrêter de parler d’autorité, et d’en faire usage des le milieu professionnel, et la remplacer par les notions de responsabilités, et si on s’y mettait ?

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O comme Obsolescence (programmée)

cwe-op-6Avez-vous remarqué que certains appareils chez vos parents ou grands-parents ont parfois votre âge?? Un lave-vaisselle, une centrifugeuse, une gazinière…

Et pourtant, quand vous avez acheté votre electro-ménager il y a (environ) 4 ans, vous pensiez qu’il durerait, et vous vous étonnez certainement que la machine à laver tombe déjà en panne, ou que le frigo ne refroidisse plus… Détrompez-vous, rien de moins surprenant. C’était prévu comme ça…

L’obsolescence programmée fait partie des us et coutumes des industriels.

Prêt à jeter

« L’obsolescence programmée regroupe l’ensemble des techniques visant à réduire délibérément la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter le taux de remplacement ». C’est la définition donnée par le sénateur de l’Essonne.

Vous avez bien compris. Les industriels programment la mort des produits qu’ils vous vendent, afin que vous achetiez un modèle plus récent, plus vite. Si ce n’est pas la mort de l’appareil, c’est une panne à cause d’une pièce qu’il faut remplacer. Malheureusement pour nous, la garantie vient tout juste de se terminer (comme par hasard hein…), et la pièce vaut 90% du prix d’achat de l’appareil auquel elle appartient. Moralité, on achète un nouveau modèle, plus « moderne ».

Sauf que dans 3 ou 4 ans, on aura exactement le même problème.

Consommation

Le consommateur, pris dans le cercle de l’instantané – à l’heure des réseaux sociaux – et séduit par les publicités, est plus susceptible de remplacer plus rapidement un appareil si celui-ci est dépassé, ou n’intègre pas la dernière innovation. C’est son choix. Mais quand on l’y oblige, par cette obsolescence programmée, ou une garantie qui expire juste avant la panne, et le SAV qui coûte le prix d’achat de l’ancien ou du nouveau modèle, c’est un autre débat…

«Ce débat, c’est un appel à l’audace, face aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux. L’obsolescence programmée est une aberration, une impasse, qui nous emmène droit dans le mur».

Environnement et économie

Une partie de l’économie est aujourd’hui basée sur cette obsolescence programmée. La supprimer de façon brutale pourrait avoir des conséquences désastreuses. Mais en ces temps de perte de pouvoir d’achat et de crise économique et sociale, le consommateur apprécie de moins en moins de dépenser « pour rien ».

Et puis, n’oublions la grande problématique du siècle: le développement durable. Ce n’est pas très durable tout ça… Parce qu’on jette plus souvent, et qu’on ne sait pas trop où jeter… je veux dire « recycler ». Et oui, il faut penser à la planète que l’on souhaite laisser à nos enfants.

Vous l’aurez compris, l’obsolescence programmée est selon moi, une des dérives du capitalisme, au dépend de notre porte-monnaie et de l’environnement. La quantité, au dépend de la qualité. Quand osera-t-on inverser la tendance ?