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Mario, fondateur de Médiaphore

17/02/2016

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Qui es-tu Mario ?

La question courte mais ô combien difficile ! Je dirais simplement un jeune homme, oui à 32 ans, nous sommes encore jeunes, non ? Je suis donc un « jeune » homme, journaliste, chef d’entreprise et papa en même temps. Passionné par son métier, un amoureux de la vie et fan de patisserie ! Merci papa (mon père était patissier).

 

 Quel est ton parcours personnel et professionnel ?

J’ai effectué l’essentiel de mes classes en Guadeloupe. Après un baccalauréat Economie et Social et une première année d’études à l’Université des Antilles et de la Guyane (DEUG Economie et Gestion), je suis partie à Toulouse afin de poursuivre mes études avant de rejoindre Paris. Durant ma vie étudiante, j’ai bien évidemment touché à différents domaines et métiers variés tels que la restauration ou encore, l’hôtellerie, secteurs d’activité de l’entreprise familiale en Guadeloupe et j’ai également travaillé à la CAF et dans une agence d’hôtes et hôtesses en événementiel, tiens ! Une expérience inédite mais super enrichissante. Après les études, j’ai effectué un crochet par Londres où j’ai vécu un peu moins d’un an et ensuite, retour aux Antilles en 2011. C’est à partir de là qu’a débuté ma carrière de journaliste. En mars 2012,  j’ai rejoint la rédaction de RCI Guadeloupe en tant que journaliste sportif pigiste puis j’ai rejoint la rédaction de RCI Martinique, j’ai navigué entre les deux rédactions durant près de 5 ans avant de me lancer dans l’aventure de l’entrepreunariat.

Pourquoi le journalisme? Qu’est ce qui te plaît dans ce métier ?

Pour moi, c’est le plus beau métier du monde et ce, quelle que soit l’échelle à laquelle vous le pratiquez. En étant journaliste, chaque jour vous êtes au contact de sujets divers et variés, vous découvrez de nouveaux lieux, vous faites de nouvelles rencontres et ainsi de suite. Se lever le matin, arriver à la rédaction et ne pas savoir ce qui vous attend, l’innattendu, chaque jour vous devez vous adapter à l’actualité, faire preuve de réactivité. Ce que vous faites le lendemain peut-être à l’opposé de ce que vous avez traité ou couvert la veille. Un enrichissement quotidien, en résumé. Sur le plan personnel, le métier colle parfaitement à ma personnalité car je suis curieux de nature, j’aime rencontrer de nouvelles personnes, échanger avec elles, approfondir des sujets et thématiques et bien évidemment, le principal : informer la population. Apprendre soi-même, mettre en forme pour ensuite transmettre à autrui afin qu’il puisse mieux comprendre un sujet d’actualité ou une problématique.

Tu es fondateur du site d’actualité Mediaphore, explique-nous pourquoi tu as souhaité développer ce site et quelle est sa vocation ?

A travers Mediaphore, j’ai tout simplement souhaité apporté ma vision du traitement de l’actualité en outre-mer. Je n’ai rien inventé, j’ai simplement eu la chance de voyager, d’échanger avec de nombreuses personnes lors de ces dix dernières années donc je m’inspire de ce que j’ai vu et appris et je l’adapte à l’échelle locale et régionale. A travers mes rencontres sur le terrain notamment, j’ai constaté que bon nombre de nos compatriotes ultramarins ressentaient le besoin de mieux comprendre l’actualité, les problématiques actuels, les sujets et faits d’actualités. Si nous relayons l’actualité comme tout média, Mediaphore a pour vocation première d’analyser l’actualité propre à l’outre-mer. L’analyser mais aussi l’expliquer de manière simple et intuitive. C’est aussi pour cela que nous n’hésitons pas à nous appuyer sur des photos, des infographies et vidéos. En lançant Mediaphore, je ne me suis pas dit que j’allais révolutionner l’univers des médias en outre-mer mais plutôt contribuer à son évolution, en y apportant ma contribution.

Quel regard portes-tu sur le traitement de l’actualité de nos jours ?

Le traitement de l’actualité évolue avec son temps, c’est rassurant et prometteur dans un sens. Il est vrai que les canaux de diffusion de l’information ont eux aussi évolué et que le choix est beaucoup plus large avec l’avènement des réseaux sociaux et l’apparition de nouveaux outils numériques. Cependant, pour moi évolution rime parfois avec inconvénients et si j’avais un bémol à émettre, il résiderait dans le fait qu’avec ces nouveaux canaux de diffusion, le quantitatif prend le dessus sur le qualitatif. Le traitement de l’actualité apparaît parfois comme négligé parce qu’il faut aller plus vite, être le plus réactif et trouver les meilleurs moyens d’inciter le lecteur, l’auditeur ou le téléspectateur à vous suivre en continue. Les attentats en France en 2015 sont l’illustration parfaite du traitement de l’actualité avec ses bons et ses mauvais côtés.

Quelle évolution souhaiterais-tu pour la profession dans les Antilles-Guyane (au National et dans le monde…) ?

Pour moi l’avenir de la profession aux Antilles-Guyane se résume en trois évolutions:

La première, c’est l’ouverture sur le monde à commencer par la zone Caraïbe. On ne sait pas grand chose sur nos proches voisins parce qu’on ne se penche pas suffisamment sur leur actualité. Pourquoi ne pas multiplier les échanges avec nos voisins caribbéens ainsi que les collaborations dans le secteur des médias sans se limiter à la barrière de la langue.

La deuxième est en lien avec le numérique, il sera également indispensable pour la profession de s’adapter aux nouveautés et aux évolutions qui vont de pair avec la troisième évolution qu’est pour moi la formation. Que l’on puisse se former le plus souvent possible et tout au long de sa carrière afin de mieux appréhender la profession, ses évolutions, cela ouvrirait selon moi de nouvelles perspectives.

Si tu devais formuler une idée, une réflexion, commençant par « Et si… » quelle serait-elle ?

Et si, nous nous dépassions ? Repousser les limites que l’on se fixe, nous, ultramarins, qu’elles soient psychologiques, matérielles ou même financières et bannir la suffisance.

Un dernier mot ?

Merci !

Boîte à Idées

Et si on donnait de bonnes nouvelles?

01/12/2010

102645_340Nous avons l’impression que les infos des Journaux radios et Télévisés, de la presse et d’internet sont tous les jours un peu plus négatives. L’accumulation des problèmes de la société favorise cela. Entre les  Entre les meurtres, les agressions, les vols, les grèves, l’inquiétude pour l’avenir… nous sommes un peu plus accablés après avoir regardé les nouvelles, tant au niveau local, que national, voire international. Ces informations jouent sur le moral de la société et sur son indice de bonheur.

Et si les journaux télévisés et la radio donnaient une (seule) bonne nouvelle par jour?

Un sujet heureux, l’histoire d’un martiniquais qui réussit, qui agit pour son île, les écoliers qui font une bonne action ou simplement la beauté féérique des centres commerciaux et maisons de particuliers qui s’habillent aux couleurs de Noël en cette fin d’année… c’est tout simple, mais je suis certaine que terminer sur une note positive, décrocher un sourire à chaque auditeur ou téléspectateur à la fin de chaque édition, permettrait de remonter le moral de la sociéré, et d’arrêter avec la morosité ambiante…

Alors, positiver, tout simplement, en se donnant ce défi d’annoncer une nouvelle heureuse ou positive par jour, en fin d’édition du soir, ou dans une rubrique spéciale, et si on s’y mettait??